MATIÈRES FILAMENTEUSES , INTERMÉD. ET DISCONTINUES. 335
Disposition des commandes de la machine. En réunissant lescommunications de mouvements que ce métier nécessite, onverra qu’elles sont assez compliquées. En effet, elles doivent fairemouvoir : 1° les cylindres étireurs; 2° le chariot qui reçoit uneimpulsion alternative rectiligne parallèlement à lui-même sur lesrails M. Ce mouvement doit augmenter ou diminuer alternative-ment pendant le travail; 3° les tambours T et les broches b.Les différents mouvements doivent être exécutés dans les con-ditions suivantes : 1° Dans le premier moment, les cylindresétireurs se meuvent en même temps que le chariot s’en écarte.Cette action est calculée de façon que la course décrite parcelui-ci, donne un plus grand développement que celui fournipar les cylindres étireurs dans le même temps ; on a ainsi undouble mouvement d’étirage ; celui qui résulte de la différencede vitesse des étireurs, et celui provenant de l’excédant devitesse du chariot sur celle des cylindres.
2° Lorsque le chariot est arrivé à l’extrémité de sa course,le mouvement de rotation des cylindres c' c' s’arrête, ainsi quecelui rectiligne du chariot. Celui-ci revient alors sur lui-mêmeen se rapprochant du porte-système ; c’est dans ce retour queles fils E produits, sont abaissés et forcés de s’envider autourdes broches b qui continuent à tourner, mais dans le sens opposéà celui du mouvement précédent. Pour que ces renvidages aientlieu bien régulièrement et qu’aucun des fils n’échappe, ils sonttous abaissés au moyen d’une baguette en fer n qui règne toutle long du métier, et qui est manœuvrée par le levier courbe i, x.Ces fils sont reçus sur une contre-baguette e , sur laquelle ilssont couchés ; de cette manière, ils sont tous serrés entre cesdeux tringles rigides qui les présentent dans cet état aux broches.Les courbes ponctuées 1, m et n, o, indiquent les positions queces baguettes peuvent prendre. Le renvidage se fait donc autourde la broche à sa partie inférieure, pendant tout le tempsque le chariot met à revenir à sa première position près desétireurs.
Nous avons dit que le chariot, une fois à l’extrémité de sacourse , revenait sur ses pas ; ce mouvement n’a pas toujours lieuimmédiatement, toutes les fois que les fils sont très-fins, qu’il