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FILAGE.

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faut par conséquent leur donner beaucoup de torsion j on yarrive en arrêtant le chariot pendant quelques instants, et oncontinue dans cette position à faire tourner les fils tendus à l'ex-trémité des broches par le mouvement de celles-ci. On ne faitrevenir le chariot à sa place primitive, qu’après cette additionde torsion. On conçoit que l’on fait faire alors un plus ou moinsgrand nombre de tours aux broches , suivant la consistance iquel’on veut obtenir.

Dans le métier que nous décrivons et qui est le plus fré-quemment usité, le mouvement des étireurs , la course duchariot qui étire, et le premier mouvementées broches, sontimprimés par le moteur, tandisque la torsion supplémentaire etle retour du chariot qui produit l’envidage, ont lieu à la main ;la première est aussi quelquefois effectuée par la machine elle-même. Décrivons la disposition des commandes pour l’exécutionde ces différents mouvements: P, P', P" sont trois poulies mo-trices horizontales, fig. 14 et 13, PI. XIV ; elles sont placéessur un arbre vertical p recevant les courroies des poulies dumoteur. L’inférieure P est ordinairement folle pour dégrenerle métier après chaque course, celle P' forme corps avec laroue d’engrenage A, et sont toutes deux fixées sur un mêmemanchon ou douille concentrique à l’arbre vertical p, commel’indique la fig. lo, PL XIV. La poulie P" 'fait corps d'unemanière analogue avec la roue 2. Les roues 1 et 2 engrènentconstamment avec celles horizontales 3 et 4 callées sur l’arbrevertical q , qui porte, à sa partie inférieure, une poulie N à plu-sieurs gorges de diamètres différents, destinée à transmettre lemouvement aux broches 5 les variations de diamètres sont dis-posées pour faire varier les vitesses de ces dernières au besoin.L’accélération de mouvement est nommée, dans les filatures,double vitesse; on ne s’en sert ordinairement que pour les filsfins. Si nous en parlons, c’est parce que ne donnant qu’unmétier, nous avons voulu le représenter le plus complètementpossible.

L’arbre vertical p porte à sa partie supérieure deux roues cylin-driques 3 et 6. I.a dernière est fixée sur un arbre r', qui transmetle mouvement aux cylindres étireurs de la manière suivante : Sur