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MATIÈRES FILAMENTEUSES, INTERMÉD. ET DISCONTINUES. 343

but; mais il y a des considérations pratiques qui l’ont arrêtémoyennement à trois. Si l’on se bornait à deux paires, il y auraitune trop grande différence de vitesse entre les deux, et l’étirageserait moins régulier, parce que la tension des fdaments ne seraitpas préparée pour ainsi dire. Un nombre plus grand que troisentraînerait à une complication et à une dépense inutiles. Cesont donc ces trois paires de cylindres qui sont commandées demanière à tourner avec une vitesse croissante, de la première laplus près des bobines de préparations, à la dernière qui est laplus rapprochée du chariot. On est dans l’habitude d’établir unedifférence de vitesse, moindre entre la première et la deuxièmepaire, qu’entre celle-ci et la troisième. Celle du milieu agitbien plutôt comme rouleau de tension pour faciliter l’étirage,que pour l’exécuter réellement.

Le diamètre des cylindres cannelés varie de 0 m ,027 à 0 m ,030.L’écartement à observer entre eux dépend de la longueurdes filaments comme dans les machines à préparer. 11 estordinairement de O'" ,025 pour les cotons courts, cgmme leLouisiane , et va jusqu’à 0 m ,032 pour les cotons plus fins etplus longs , comme le Jumel et le Géorgie long. La pression surles cylindres étireurspeut avoir lieu directement, en chargeantd’un poids suffisant supérieur, ou par l’entremise des leviersde pression, disposés suivant l’une des méthodes employées dansles machines précédentes ; on se sert le plus ordinairement dece dernier système. Elle peut varier de 6 à 10 kilogr. par tablesuivant les matières employées , la grosseur des cylindres, lenombre et la profondeur des cannelures; plus ces dernières sontprofondes, moins il faut de poids pour établir l’adhérence sufiisan te.

Mouvement du chariot. La vitesse du chariot peut être telleque le chemin décrit par sa course soit égal à la longueurde la mèche fournie par les étireurs dans le même temps;dans ce cas l’étirage du métier se borne à celui produit par leseylindres. La course du chariot, qui reste toujours la même,peut avoir lieu dans un temps moindre , la longueur de mècheproduite ne fournissant pas alors la course ; celles atta-chées aux broches pendant ce mouvement seront donc obli-gées de s’allonger d’une certaine quantité qui détermine un