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FILAGE.
3° Le mouvement des broches et leur inclinaison ;
4° Le règlement de la baguette et de la contre-baguette.
Rappelons d’abord que le filage s’exécute en général par deuxopérations successives : la première ne fait qu’ébaucher letravail, étire et tord par conséquent moins la matière; la secondequi le finit, doit donc étirer et tordre davantage. Celle-ci a reçu lenom de filage en fin, et la première celui de filage en gros. Lesmétiers employés ne diffèrent entre eux que par les quantités debroches, leur nombre de tours et celui des cylindres , qui sontmoindres pour le métier en gros que pour le métier en fin. Lesconsidérations générales suivantes sont communes aux deux;quant aux nombres à donner, nous aurons soin d’indiquer leursdifférences pour les deux cas.
Étirage des cylindres. Nous n’avons pas à revenir sur lesprincipes qui servent de bases à l’étirage; nous les avons indi-qués en parlant des préparations. Il ne reste qu’à déterminerles- limites dans lesquelles il doit avoir lieu dans les métiersà filer;'elles sont nécessairement variables, comme la matièreà étirer et les conditions dans lesquelles on opère. Si la mècheest formée de filaments longs qui ont été parfaitement dis-posés par les préparations, si l’on agit sur un produit doublé, laquantité absolue d’étirage, c’est-à-dire la différence de vitesseentre l’entrée de la mèche dans les cylindres et sa sortie , pourraêtre plus grande que si les filaments étaient courts, et que si on neleur avait fait subir qu’une préparation insuffisante. Dans le pre-mier cas, on peut sans inconvénient faire allonger la mèche,l’étirer de 10, tandis que, dans le second, il ne serait pas prudentde dépasser 6. Ces deux nombres sont en effet les limites lesplus généralement adoptées en pratique. L’étirage de 6 est leplus ordinairement employé pour les fils ordinaires et le filage engros ; celui de 8 à 10 pour le filage en fin du coton de bellequalité. Il existe des établissements qui étirent jusqu’à 18, c’est-à-dire de 1 à 18. Nous ne pensons pas qu’un semblable allonge-ment soit avantageux'.
On conçoit que le nombre de paires de cylindres qui doit pro-duire cet étirage n’a rien d’absolu ; théoriquement on pourraitn’en employer que deux, par exemple, pour arriver au même