MATIÈRES FILAMENTEUSES , 1NTERMÉD. ET DISCONTINUES. 345
plus réparti entre un grand nombre de rubans comme précé-demment.
Mouvement des broches. Les broches étant des axes inclinés,solidement établis, qui font un grand nombre de révolutions sureux-mêmes, pendant que les fils sont attachés et tendus à leursextrémités supérieures , elles leur impriment nécessairementune torsion proportionnelle au nombre de tours que reçoitl’unité de longueur, et si nous considérons, par exemple, l’ai-guillée résultant d’une course de chariot, sa torsion sera ex-primée par le nombre de révolutions faites par les broches pen-dant sa formation. La longueur de l’aiguillée restant constante,le degré de torsion sera proportionnel au nombre de tours desbroches pendant une course d’étirage. Rappelons seulement quec’est la torsion qui arrondit le fil et qui augmente considéra-blement sa consistance ; elle remplit donc une des conditions es-sentielles. Si elle était insuffisante ou irrégulière, on n’atteindraitpas complètement le but qu’on se propose, et le fil produitprésenterait des irrégularités. Si, au contraire, elle était tropconsidérable, elle aurait le double inconvénient de diminuer l’é-lasticité des filaments, d’affaiblir leur résistance et de dépenserinutilement une assez grande quantité de force motrice. 11 estdonc bien important de rester dans les limites les plus convenablespour chaque espèce de fil. Ces limites ne peuvent, pas plus quecelles pour l’étirage, être déterminées théoriquement. La théoriea cependant fait un pas de plus pour la torsion que pourl’étirage ; elle a déterminé les degrés relatifs qui devaient exis-ter entre des fils de finesses différentes-, elle a démontré qu’ilétait rationnel de donner à ceux-ci des degrés de torsion qui fussententre eux comme la racine carrée de leurs numéros , ainsi qu’ona l’habitude de le faire depuis longtemps dans les filatures an-glaises et dans les nôtres ; il suffit par conséquent de déterminerpar la pratique le tors le plus convenable pour une seule grosseurde fil d’un numéro quelconque.
M. Joseph Kceclilin a lu un intéressant mémoire sur cette ques-tion à la Société industrielle de Mulhouse, dont nous extrayonsles passages suivants :
f « Le tors donne de la force aux filés, parce que les filaments,