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FILAGE.
» Il restait à en constater la certitude par la pratique : j'ai en-» trepris à cet effet une série d’essais sur la force et l’élasticité de» la chaîne dans différents numéros et dont le tors avait été» donné suivant cette règle; les résultats en sont rassemblés» dans une table jointe au présent mémoire, par laquelle on» voitquelaforce des filés est sensiblement proportiennelle à leur« grosseur.
» Je n’ai pu joindre à ce tableau les épreuves faites sur la traîne» peu torse; puisque, par cette qualité , la force et l’élasticité ne» peuvent s’apprécier facilement par un instrument; mais l’ha-» bitude déjuger à la main la force de la trame m’a prouvé l’ef-» ficacité d’une règle, même pour de grandes différences de nu-» méro et de lainage, savoir :
» Du n° 35 en façon Louisiane ,
— 62 en Jumel,
— 114 en idem.,
» tors d’après la racine carrée des numéros, ont donné une» résistance à la rupture sensiblement proportionnelle à leur» grosseur.
» Ces expériences ont pleinement confirmé ce que le raison-» nement promettait de cette théorie , et ont prouvé sa vérité» pour tous les cas; s’il reste de légères modifications à y faire» pour la différence des lainages en longueur, elles devront être» fort petites.
» Je reviens sur la table des essais de la force et de l’élasticité.
» La première et la quatrième colonne indiquent le nombre» des essais.
» La seconde, les numéros métriques.
» La troisième, la résistance qu’opposait le fil à la traction» sur l’éprouvette bien connue de Régnier. Les nombres sont les» décagrammes que peut supporter le fil sur une longueur de» trois à quatre pouces avant de se rompre.
» La cinquième donne l’élasticité correspondante à chaque» numéro, et qui a été déterminée par le nombre de lignes dont» peut s’allonger avant de se rompre un fil d’une longueur pri—» milive de 18 pouces.