MATIÈRES FILAMENTEUSES, INTERMÉD. ET DISCONTINUES. 36.7
» que ces derniers sont aussi en raison des circonférences. De» plus, les diamètres étant entre eux comme les racines carrées» des surfaces, et ces dernières étant en raison inverse des nu-» méros du fil, on trouve que :
» Le nombre de tours de tors pour une même longueur, sera» aussi comme la racine carrée des numéros.
» Cette dernière expression est la plus simple et la plus facile» à appliquer ; il ne s’agit que de mettre en rapport les compteurs» avec la racine carrée des numéros.
» Par exemple, on voudra filer de la chaîne n° 81 , on saurait» qu’avec un compteur 30, la chaîne n° 36 reçoit un tors con-» venable, on dira :
l/ïiT= 6 : 1/sT=9 :: 30 : x= 45.
» On saura donc que, toute choses égales d’ailleurs, le comp-» teur pour la chaîne n° 81 devra être de quarante cinq dents.
» Comme l’inclinaison de l’hélice produite par le tors change» avec les différentes espèces particulières de fil, par exemple,
» qu’elle est autre,
■ » Pour la chaîne ,
» Pour la trame à teindre ,
» Pour la trame pour mousseline,
» Pour la trame pour tissus épais,
» Et que la règle'que je viens d’exposer ne donne que les tors» relatifs, il reste à la pratique de fixer pour un seul numéro de» chacune de ces espèces de fils et pour d’autres, suivant l’exi-» gence du tisserand, des nombres constants ou des bases,» d’après lesquelles tous les autres numéros seront calculés.
« Ces nombres, qui indiqueront les tours de tors pour une lon-» gueur donnée, seront en raison inverse de l’angle de l’hélice.
» Cette théorie du tors ne m’appartient pas, elle est connue» d’une manière vague en Angleterre, et dans plusieurs de nos» filatures ; mais je n’en ai pu trouver dans aucun écrit, et dans» aucun entretien avec des personnes expérimentées, une expli-» cation ou une démonstration satisfaisante ; je dois dire cepen-» dant que la première notion m’en a été donnée par M. Émile» Weber de Massevaux .