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FILAGE.

soit enfin du changement atmosphérique qui n’est pas non plussans influence sur la plus ou moins grande facilité que la matièreprésente à sa transformation ; un temps trop sec ou trop humideest également nuisible. Un des caractères fondamentaux des fila-ments étant de se contourner sous l’action de l’humidité, etde se redresser par la chaleur, on comprend qu’un temps tropsec sera défavorable à la torsion , et que trop humide il seradésavantageux à l’étirage. Les habiles filateurs sont bien convain-cus de ces effets, aussi ont-ils soin de répandre de l'humiditédans les ateliers, quand le temps est trop sec, et les chauffent-ils plus que les autres par les temps froids et humides.

Quoique le métier Mull-Jenny soit le plus estimé de ceux de lafilature, il n’est pas encore tout à fait parfait ; la commande desbroches entre autres laisse à désirer. Elle a lieu par des cordes,ce qui occasionne nécessairement des irrégularités dans les mou-vements et des frottements nuisibles ; aussi les hommes lesplus compétents ont-ils cherché à modifier cette partie , etil est probable que bientôt les engrenages auront remplacé lescordes. L’honorable président de la société industrielle de Mul-house , M. Émile Dolfus , qui a déjà rendu des services de toutesnatures à l’industrie, a fait faire un premier pas à cette questionqu’il résoudra sans doute bientôt complètement.

M. Bodmer, que nous avons eu si souvent occasion de ci-ter, a fait construire dans ces derniers temps un métier à filerauquel il a donné le nom de métier bâtard, parce.qu’il parti-cipe d’après lui aux avantages que présentent les continus et lesMull-Jenny. Les fig. 3 et 4, PI XV, donnent les dispositionsélémentaires d’une broche. Le fil, en sortant des cylindres c c'c',passe dans un guide g, pour se rendre à une ailette a, d’une formeparticulière, pour s’envider sur une broche b, disposée commecelles du Mull-Jenny. La fig. k donne une vue horizontalesur une plus grande échelle de l’ailette a. p est une plaque ser-vant de guide à celle-ci. On voit une rainure ou coulisse l,dans laquelle le fil passe pour se rendre sur la broche qui estcommandée directement par la noixn; leur rotation produit latorsion , et la tension du fil entraîne l’ailette dont le mou-vement l’envide par couches serrées autour de la bobine.