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FILAGE.

ces différences entre les métiers employés pour la laine longue etle coton ne sont pas plus sensibles que celles que l’on remarquesouvent pour le coton lui-même suivant les qualités que l’onemploie ou les filatures où il est travaillé. Il n’en est pas demême pour celui en usage dans les établissements qui travaillentla laine cardée. Les Mull-Jenriy dans cette industrie different deceux que nous venons de décrire en ce que l’étirage du fil estexclusivement produit par le chariot, car il n’existe qu’unepaire de cylindres destinés seulement à fournir le fil régulière-ment. A la sortie de ceux-ci, il est saisi par une pince qui l’ar-rête pendant la course, ce qui produit l’allongement. Lorsquele chariot a étiré l’aiguillée, un mécanisme ouvre la pince, etl’ouvrier ramène celui-là pour faire le renvidage comme nousvenons de le décrire.

Les métiers à filer la laine cardée enfin ne diffèrent de celui à lafiler en gros que par un plus grand nombre de broches etquelqueslégères modifications dans la disposition des cylindres livreurs.

C’est à peine si la laine cardée destinée à la draperie foulée, estfilée. On a vu en effet que les cardes transformaient les nappes enrubans ou fils en gros, qui reçoivent tantôt un premier filage surun métier qui n’est autre que la Jeannette, d'invention primitive,et qu’on nomme belle ou behj, qui a donné le nom de beliage àce premier filage. De celui-ci, on passe à celui en fin, c'est-à-dire qu’on recommence l’opération sur un métier de la mêmeconstruction, mais on allonge une égale quantité de laine un peuplus que la première fois.

Les fils sont assez rarement doublés; il faut cependant direque lorsqu’on en forme pour nouveautés, c’est-à-dire pour pro-duire des étoffes de fantaisie qui ne doivent être que légèrementfoulées, il devient nécessaire de faire le filage avec beaucoup plusde soin. On le double et triple quelquefois; on étire et torddavantage.

Mais les préparations du second degré n’existent pas, pourainsi dire , dans la filature de la laine cardée. Il n’y a en effet làni étirage au cylindre, ni doublage, ni laminage. Aussi, si l’onexamine un de ces fils , et qu’on le compare à un de lainepeignée, ou de coton, il n’est pas difficile de remarquer l’énorme