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MOULINAGE DE LA SOIE.

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Comme il n’en était certes pas ainsi, ils ont plutôt entravéque fait avancer le progrès; en effet, le moulinier a tout in-térêt à ne pas dépasser un certain degré de torsion, et son ex-périence et son intérêt sur ce point sont un guide plus sûr queles règlements. Il n’a pas non plus d’intérêt à donner une torsioninsuffisante, puisque la soie se livre au poids plutôt qu’à la lon-gueur. Le raccourcissement résultant de la torsion, ne peut doncpas lui causer de dommages; aussi l’organsinage s’est-il perfec-tionné peu à peu depuis que chaque industriel a été libre de tra-vailler comme il le juge convenable. Cette amélioration a été très-lente cependant, cen’estguère que depuisquelques annéesqu’on acommencé à diversifier l’ouvraison des soies, suivant les genresde tissus auxquels on la destine. Cette manière de procéder a étéreconnue d’une telle utilité qu’il s’est formé des établissementsadonnés spécialement à chaque genre.

Mais si les règlements, dont nous avons cru devoir dire unmot, renfermaient des dispositions défavorables au progrès del’industrie, ils imposaient en revanche des obligations qui, si ellesne mettaient le commerce des soieries entièrement à l’abri desactes de mauvaise foi, dont nos grands centres industriels souf-frent tant aujourd’hui, en diminuaient au moins le nombre. Usdéterminaient avec soin les distinctions à faire entre les différentesqualités de soie, l’état de pureté dans lequel elles devaient êtrelivrées, et la longueur des aspics, des dévidoirs, afin qu’on neproduisît que des éeheveauxd’un poids et d’une mesure uniformeset déterminés. On a été obligé de revenir peu à peu à ces sagesprescriptions, en les modifiant pour les mettre en harmonie avecles connaissances et les exigences de l’industrie de notre époque.L’établissement du conditionnement des soies, qui est aujour-d’hui une institution d’utilité publique, les efforts que l’on faitpourarriver à ne livrer que de la soie dévidée sur des asples à tourscomptés, et présentant tous la même circonférence, et recevantle même nombre de révolutions pour former l’écheveau, enfinle moyen le plus efficace proposé par M. Arnaud pour éviter lessoustractions frauduleuses de la soie, connues sous le nom depiquage d’onces, et l’utile association qui s’est formée à Lyon pour propager ce moyen, se proposent également d’une manière