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MOULINAGE I)E LA SOIE.
plus en harmonie avec notre état industriel, le but moral et lesheureux résultats que les anciens règlements voulaient atteindre.Nous aurons à revenir sur chacun de ces moyens, après avoir dé-crit les opérations du moulinage. Si celles de l’organsinagesont dirigées avec plus de soins et d’intelligence depuis quel-que temps, les machines employées à ce travail sont restéesa peu près ce qu’elles étaient au dernier siècle. Aucune spécialitéindustrielle n’est demeurée aussi étrangère au progrès mécanique.Nous savons que malgré cela nos soies moulinées sont estimées;mais en obtenant ce résultat par des machines perfectionnées, onferait mieux avec plus de régularité; on produirait davantage enéconomisant de la force , et par conséquent à meilleur marché;on serait sûr alors de maintenir notre supériorité sur la concur-rence étrangère. Un jour viendra où la force des choses amè-nera les améliorations que nous désirons, mais on aura peut-être à regretter de ne pas les avoir introduites plus tôt. Nous allonspasser successivement aux descriptions des machines employéesdans les moulinages français et anglais . 11 sera facile de recon-naître la supériorité de nos voisins sur ce point.
Dévidoirs. Le dévidage, dont nous allons parler, a surtout pourbut de nettoyer la soie, de rattacher les fils rompus, d'enleverles bouts et les inégalités, pour les obtenir aussi réguliers quepossible, dette opération occasionne nécessairement un déchetvariable avec l’état de pureté et la qualité de la matière. 11 est ra-rement au-dessous de 2 pour 100 pour les soies de bonne qua-lité; il s’élève souvent jusqu’à 8 pour celles de qualités infé-rieures de nos pays, et peut aller de 30 à 50 pour 100, lors-qu’on traite des soies exotiques qui ont été produites sans soin.
La fig. 1, PI. XVI, donne la disposition d’un dévidoir sur unepartie de sa longueur; elle suffira pour faire comprendre la ma-chine qui est d’une grande simplicité. Chaque écheveau est placésur un asple léger s, formé par huit tiges ou raies, disposéesdeux à deux à angle droit. Il y a deux croisillons semblables dehuit bras, réunis parallèlement par de petites traverses oubandes de cordons. Tous les asples sont les mêmes, et tournentautour d’un petit arbre ou axe en fd de fer. Les petits plombst, t, t, sont attachés à des courroies qui enveloppent l’axe, et