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MOULINAGE DE LA SOIE.

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qu’elle n’entraîne plus avec elle, et le métier s’arrête. Le fil étantrattaché, l’ouvrier relève la bascule G, et toutes les pièces qui ycorrespondent reprennent leur mouvement. Nous avons dit quele mécanisme disposait de lui-même successivement sur le guindreles écheveaux en échevettes parallèles, en ménageant entre ellesun certain espace vide ; cela s’exécute au moyen d’un compteurplacé en dehors du bâti, que les figures n’indiquent pas com-plètement. Sur l’axe o est monté un pignon fixé sur un bancmobile fig. 13. Il engrène avec deux autres roues, qui com-muniquent à un échappement. Ce dernier agit sur une pièceou espèce de bec, qui opère le déplacement de l’échevette. Ilrésulte de la disposition du mécanisme : 1° qu’après 3,000 ré-volutions, la combinaison des engrenages du compteur fait re-monter la barre w , comme le montrent les lignes ponctuées;alors la tige r, parcourant un plus long espace qu’il n’est néces-saire pour la croisure des fils, transmet le mouvement à latringle e , qui fait passer le barbin de la flotte achevée à cellequ’on doit commencer; 2° au moment où la flotte est terminée,la marche du guindre est arrêtée de la manière indiquée précé-demment.

Soit que le dévidage d’écheveaux à tours comptés ait présentéquelques difficultés réelles, soit que les dévidoirs proposés n’aientpas rempli toutes les conditions qu’on désirait, soit qu’ils n’aientpas apporté assez de garanties à cause de l’allongement que lasoie gagne à la teinture, ou enfin qu’il ait été impossible devaincre les usages reçus, il n’en est pas moins vrai que son em-ploi ne peut être considéré que comme une exception. Il est cer-tain, d’un autre côté, qu’il ne peut mettre à l’abri des soustractionsqui ont lieu pour une 'matière que le teinturier reçoit et rend aupoids. Caron sait que la soie perd une quantité considérable,moyennement de 25 à 30 pour 100 de corps étrangers , par ledécreusage, qu’il faut effectuer avant la teinture, et qu’elle engagne, au contraire, un assez notable par l’addition de la matièrecolorante qui donne jusqu’à 80 pour 100 de surcharge.

Piquage d'once (1). Ces causes de variations du poids brut

(1) On donne le nom de piquage d’once aux soustractions frauduleuses qui ont