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MOULINAGE DE LA SOIE.

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On constatait le poids des ballots avant et après leur des-siccation. Le second devenait le poids marchand d’après le-quel le vendeur devait livrer la soie. Lorsqu’on opérait sur dela trame , on ne faisait jamais subir qu’une seule épreuve.Le poids obtenu après une première exposition à la condi-tion était le poids légal. Lorsqu’on agissait, au contraire , surde l’organsin, on renouvelait la dessiccation pendant vingt-quatre heures si la matière avait perdu plus de 2 1/2 etmoins de 4 1 /2 pour 100, et on la prolongeait pendant qua-rante-huit heures lorsque la perte dépassait ce dernier chiffre.Le poids de la soie, après ce séchage, formait celui du com-merce.

Ce mode d’opérer ne pouvait remédier à une foule d’inconvé-nients et d’irrégularités qui se présentaient avec les variationsatmosphériques, et le plus ou moins d’encombrement des sallesde l’établissement. Lorsque le vent du nord soufflait et que letemps était sec , la dessiccation était considérable et les épreuvesavaient besoin d'être renouvelées. Par des temps humides , leseffets contraires avaient lieu. Dans le premier cas le vendeur seplaignait, dans le second la perte était pour l’acheteur. L’ex-position relative des ballots dans' la salle avait égalementune influence sur les variations que présentaient les poids desfils. Comme il était impossible d’avoir une chaleur constantedans tous les points des salles, h cause des portes, des fenê-tres , et que l’état hygrométrique y variait également avec laplus ou moins grande quantité de soies et l’état dans lequelelles se trouvaient, il en résultait souvent que celles prove-nant des mêmes sources, travaillées de la même manière, pré-sentant les mêmes qualités et conditionnées simultanément, of-fraient entre elles des variations considérables. Cela dépendaituniquement de leur exposition et de leur voisinage des portesou de substances humides. Le renouvellement des épreuvesdont les durées étaient déterminées, ne pouvait offrir aucunegarantie, puisque les causes d’irrégularité étaient pour ainsidire permanentes. 11 a été prouvé que des soies, rendues parla condition, comme parfaitement sèches, contenaient encore unequantité notable, près de 10 pour 100 d’eau.