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MOULINAGE DE LA SOIE.

» haute justice, en décernant à Jean Arnaud la médaille d’or.

» 11 désire que l’éclat de cette récompense contribue à la» propagation de son procédé dans toutes les fabriques de» France . »

Conditionnement des soies. Il ne suffit pas de se mettre à l’a-bri du piquage d’once pour éviter toutes les causes de falsifica-tion ou d’erreur qui peuvent se présenter dans les transactionsdu commerce de la soie. On sait, en effet, qu’elle est un corpstrès-hygrométrique, et peut absorber de 10 à 30 pour 100 de sonpoids d’eau.

Aussi, la plupart des pays pour lesquels ce commerce aquelque importance, se sont-ils préoccupés de la recherched’un moyen qui pût mettre les transactions commerciales àl’abri des erreurs provenant de cette variation. Dès 1750, laville de Turin possédait un établissement ou plutôt un séchoirdestiné à amener toutes les soies sur lesquelles on opérait, à undegré de siccité uniforme.

A Lyon et à Saint-Etienne , cet exemple fut suivi pendantquelque temps dans des maisons particulières. Ce ne fut qu’en1805 qu’un décret institua un établissement public et uniquepour chacune de ces villes. Ces établissements reçurent le nomde conditions , et l’opération qu’on y fait, celui de conditionne-ment. Leur direction fut confiée aux administrations locales, quidurent subvenir aux frais et furent autorisées à en percevoir lesrevenus.

Les moyens employés dans ces institutions pour arriver aubut qu’on se proposait, étaient défectueux , on ne tarda pas às’en apercevoir. La soie, à l’instant de la vente, était portéedans des salles pour y être exposée à une température de 18à 20 degrés Réaumur pendant vingt - quatre heures lorsquec’était de l’organsin, et quarante - huit lorsque c’était de latrame.

Les fils pour trame étaient attachés à des tringles en fer, etles écheveaux d’organsin étaient étalés sur des tiroirs en toilesmétalliques, qu’on plaçait dans de grandes cases grillées, ferméespar un scellé dans des salles dont la température était élevée audegré indiqué, par des poêles ou fourneaux.