MOULINAGE DE LA SOIE.
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drap , d’où il se présente complètement nettoyé. A l’extrémité del’arbre a, sont fixées les roues d’engrenage 1 et 2, qui reçoi-vent l’action du moteur par la poulie F ; la roue 2 porte égale-ment la vis et les pièces nécessaires à un compteur à sonnetteque l’on remarque fixé sur la tige i, afin d’avertir lorsque l’éche-veau est formé. L’impulsion de la tige E lui est imprimée parun excentrique f placé à l’extrémité de l’arbre e, fig. i 6 ; g est lafourchette d’embrayage du manchon de l’arbre e, et E’ celle dela poulie motrice E qui reçoit l’impulsion. On voit que ces diffé-rentes machines sont toutes construites avec la précision que l’onapporte aujourd’hui aux machines à filer en général; il nous pa-raît évident qu’elles doivent faire plus, mieux et à meilleur mar-ché que les nôtres.
Préparations du marabout. Nous avons dit que la torsion estordinairement donnée à la soie avant la teinture. On opère eneffet de cette manière pour les fils de trame et d’organsin. Maisquelquefois, lorsqu’on veut en obtenir de la plus torse et plusforte pour certaines étoffes, on lui fait subir une torsion avant etune après la teinture.
La matière ainsi ouvrée est connue dans le commerce sous lenom de marabout. On emploie en général la plus belle soieblanche pour le produire. On sait qu’on ne peut imprimer unetorsion à un fil quelconque sans que sa longueur diminue. Cettediminution pour le marabout peut être de 4 à 5 pour 4 00 de lalongueur, tandis que la force du fi! devient d’environ une fois etdemie plus grande qu’avant l’application de la seconde ouvrai-son. Ce serait une erreur de supposer que la force de l’organsinsera toujours proportionnelle à la quantité de torsion. Si l’on vou-lait pousser celle-ci trop loin, le fil serait bientôt énervé, commenous l’avons déjà fait remarquer ailleurs. 11 ne faut pas perdrede vue, d’un autre côté, qu’on n’obtient cet excédant de forceque par une diminution de longueur et une dépense notable detravail, et que cet apprêt ternit les fils brillants. On devra doncmoins tordre en général, ceux surtout qui sont destinés auxétoffes brillantes et claires, tels que le satin et les peluches,par exemple. Les fils pour crêpes, pour rubans, devront au con-traire recevoir un apprêt plus fort.