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MOULINAGE DE LA SOIE.
Après la torsion, les fils ont en général une tendance à sebrouiller, à se mêler, en vertu de leur élasticité, qui agit en sensinverse. Comme il est important de neutraliser cette action, on asoin de les passer à la vapeur, qui pénètre les filaments, détruitcet effet, en maintenant cependant la torsion.
Déchet de la soie au moulinage. Les opérations du mouli-nage ne peuvent se faire sans occasionner un déchet assezconsidérable, provenant, soit des défectuosités dont il faut dé-barrasser les fils, soit des ruptures et accidents des manipula-tions du moulinage. Ces déchets varient nécessairement avecles qualités naturelles de la soie, les soins qu’on a apportés àson tirage, ainsi qu’avec le nombre de préparations qu’on luifait subir. La perte est donc plus considérable pour l’organsinque pour la trame ; on l’estime de 5 à 10 pour 100 pour celle-ci, et elle peut s’élever jusqu’à 20 pour 100 pour l’organsin.11 est cependant curieux de faire remarquer que le crépage outorsion nécessaire au marabout n’occasionne presque pas de dé-chet; il faut attribuer cette diminution de perte à l’humidité,qu’on a soin d’entretenir dans ces moulins. Il serait probable-ment avantageux d’en faire autant pour ceux ordinaires. Ona constaté en tous temps qu’une légère humidité était favorableaux manipulations et dévidage de la soie; aussi les bonnetiersqui 1’èmploient, mettent-ils la bobine à dévider dans un pot degrès placé dans un second vase plus grand ; ils versent de l’eauentre' les deux et l’évaporation qui a lieu par le vase poreuxsuffit pour faciliter l’opération.
Débouillissage ou décreusage. Les déchets dont nous venons deparler ne sont ni les seuls, ni les plus considérables que la soieéprouve. Le décreusage qu’on est obligé de lui faire subir pourenlever toute la matière gommeuse dont les fils naturels sontenduits, afin de leur rendre leur flexibilité , leur douceur, leuréclat, et les prédisposer convenablement pour recevoir la ma-tière colorante, produit un déchet nouveau ; la diminution depoids éprouvée dans cette opération est moyennement de 2oà 26 pour 100.
C’est généralement par une ébullition dans de l’eau de savonque le^légommage a lieu. On dissout ordinairement un tiers de