APPRÊTS DES FILS.
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steatite. On la laisse pendant quelques jours surl’asple, disposéedans une chambre maintenue à une température aussi basse quepossible avant d’opérer le dévidage.
Les fils, arrivés à cet état, ne sont pas propres encore à êtreemployés au tissage. On les transporte sur des bobines, poùr lestordreavec un certain nombred’autres. Cette opération, qui pour-rait être exécutée au moyen de l’une quelconque des machinesà tordre que nous avons décrites, a lieu ordinairement sur depetits métiers à lacets, connus depuis un temps immémorial etemployés dans les maisons de détention, surtout pour la fabri-cation du cordonnet, des mèches, etc.
C’est principalement pour les tissus qui ont besoin d’une grandeélasticité, tels que ceux pour bretelles, jarretières, bas en usagedans certains cas spéciaux, etc., etc., que les fils de caoutchoucsont employés. On s’en sert quelquefois aussi pour d’autres vê-tements ; on masque alors l’emploi des lanières de la gommesoit par l’enveloppe de fils étrangers, soit par des combinaisonsde croisements au tissage. Dans ce dernier cas, pour rendre àla substance l’élasticité qu’elle a perdue, par les préparations,on chauffe l'étoffe au moyen d’un fer ; la matière gommeuserentre alors, diminue par conséquent très-sensiblement de lar-geur, et reprend son caractère primitif.
L’invention du travail du caoutchouc est due à l’Allemagne ;MM. Ratier et Guibal l’ont importée en France et ont fait faire desprogrès à cette nouvelle industrie , qui, sans avoir précisémentun très-grand débouché, est cependant en prospérité, et ali-mente quelques établissements considérables, au premier rangdesquels il faut compter celui des importateurs; celui deMM. Barbier Daubré de Clermont , en Auvergne, occupe égale-ment un assez grand nombre d’ouvriers. Il existe à Paris mêmequelques autres fabriques, moins importantes il est vrai, mais nonmoins remarquables par leurs progrès et la bonne organisationde toutes les parties du travail, pour celle du caoutchouc dissousaussi bien que pour celle de ce produit filé ; nous pouvons citer, àce titre, l’usine de M. Guérin, qui nous a paru parfaitement en-tendue et aussi complète que possible.
Grillage des fils. Le grillage des fils par la flamme du gaz n’est
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