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APPRÊTS DES FILS.
employé qu’en Angleterre où l’on s’en sert pour faire disparaîtrele duvet des produits d’une grande finesse qui doivent servir à lafabrication des tulles et des dentelles.
La machine est composée d’une série de becs de gaz à traversla flamme desquels les fils disposés sur des bobines viennentpasser avec une vitesse proportionnelle à leur finesse. Elles fontenviron de 2500 à 3000 tours à la minute. Après le grillage,"ils sont de nouveau dévidés et portés ensuite aux métiers à dou-bler et à retordre.
Nous donnons, fig. 6, 7 et 8, PI. XIX, les vues d’une ingé-nieuse petite machine employée à cet effet. La fig. 6 est une vuede côté. La fig. 7 est une élévation de face , sur une partie de lalongueur. La fig. 8 est un détail en coupe sur une plus grandeéchelle donnant la vue du mécanisme supérieur de la machine;on voit qu’elle est double et disposée symétriquement.
Deux montants A A, un à chaque extrémité, et quelquefois untroisième au milieu, lorsque la machine a une grande longueur,sont reliés par des traverses c et forment ensemble le bâti, pourrecevoir les bobines I des fils à griller, les becs de gaz o et lestransmissions de mouvements. De chaque côté de la machine sontfixées un certain nombre de broches en fer, placées dans uneespèce de châssis creux H qu’elles dépassent aux parties infé-rieure et supérieure. C’est cette dernière qui reçoit la bo-bine I chargée du fil à griller, après l’avoir fait passer surune baguette en vërrep. Les cylindres q q' servent à produire latension pour guider le fil à travers la flamme l , après l’avoir di-rigé dans un barbin j, fixé au levier z, dans le but de bienle purger, le nettoyer et l’égaliser avant son flambage. Après cepassage, il se rend sur un petit cylindre en verre r, afinqu’il ne frotte pas contre le bois dans son trajet, et qu’il ailles’envider sans accident autour de la bobine horizontale G. Lesfig. 6 et 7 indiquent comment le mouvement leur est transmis.Un arbre B, disposé à l’extrémité inférieure du bâti, reçoit lacourroie du moteur comme à l’ordinaire. Une seconde sedirige d’une poulie C placée sur cet arbre sur celle D dis-posée à la partie supérieure de la machine ; l’axe de cette der-nière se prolonge sur toute sa longueur, et porte autant de tam-