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438 APPRÊTS DES FILS.
tenté d’opérer le chinage par une espèce d’impression faite surune chaîne entière tendue. Pour cela, on la monte sur le mé-tier, et on la tisse seulement de distance en distance, de 12 à12 centimètres, par exemple, sur toute la longueur, afin de bienmaintenir tous les fils à leurs places respectives lors de l’impres-sion Ainsi préparée, on la traite comme un tissu à imprimerà la planche , elle passe sur une table et est tendue de chaquecôté par des rouleaux. Une fois chinée, on la lave et on la faitsécher, puis on la remonte sur le métier à tisser 5 on défait latrame qui n’avait servi qu’à maintenir les fils pour l’opération ,et on recommence le tissage comme à l’ordinaire. Cette ma-nière de produire le chinage est peu usitée aujourd'hui ; on ditqu’elle a été imaginée par les artistes des manufacturesde l’État,lors du sacre de l’Empereur, pour exécuter des tissus et destentures avec plus de promptitude que par l’ancien procédé.
Quelle que soit la méthode adoptée, le travail est toujourslong et délicat. Lorsqu’on opère par branches , par exemple, ilfaut avoir bien soin de donner un numéro d’ordre à chacuned’elles, pour qu’on puisse lui fixer dans le tissu, la place qui luirevient. Il faut aussi que toutes les ligatures soient fortementétablies. Ordinairement sur l’enveloppe de parchemin, on enpose une seconde de papier pour obtenir un serrage plus fort.
Velours chiné. On se sert des fils chinés pour produire desétoffes unies d’un genre particulier. Le tissage façonné par lequelon obtient également des effets variables, ne pourrait convenir,puisqu’il dérangerait les dessins exécutés par le chinage. Lemode de croisement le plus propre pour tisser les fils chinés,est celui par lequel on laisse voir le plus de chaîne , et qui fait lemoins varier la surface du dessin. Nous verrons , en étudiant letissage , que c’est Varmure salin qui remplit le mieux ces con-ditions. C’est surtout à la fabrication de certains velours très-riches, que les fils chinés sont quelquefois employés. On est par-venu , par ce procédé, à imiter les peintures avec une rareperfection. M. Grégoire , le premier, eut l’idée, sous l’empire,d’appliquer ce procédé à faire des figures sur des étoffés pourameublement-, ses tentatives eurent un succès complet. 11 pré-senta des velours dont la perfection du tissu, la beauté du co-