APPRÊTS DES FILS.
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loris, et la pureté du dessin ne laissèrent rien à désirer. Nousavons pu voir chez M. Meynier, à Lyon , une petite miniature deM. Grégoire, qui date de cette époque et qui est vraiment ad-mirable sous tous les rapports. Les résultats obtenus par cetartiste eurent beaucoup de retentissement. Le gouvernementd’alors encouragea sérieusement cette remarquable industrie,qui n’eut cependant pas de suite , probablement parce que lavaleur de ces peintures tissées tenait en grande partie à l’exé-cution première du dessin qu’il fallait faire sur l’étoffe. Celle-cine reproduisait, en définitive, que ce que l’art lui avait confié. Leconcours du tissage se bornait, dans ce cas, à entrelacer les filssur lesquels on avait dessiné ou peint, de manière à ce qu’aprèsles croisements, chaque point du dessin retrouvât bien la placerelative qui lui avait été assignée. Pour atteindre ce résultat, ilfaut être bien familiarisé avec les connaissances que nécessite letissage, mais qui n’ont, dans ce cas, d’autre but que de ménagerscrupuleusement l’œuvre de l'artiste, qui n’a que peu à gagnerpar l’exécution de l’étoffe, et qui pourrait cependant être com-plètement altérée , si le travail n’était exécuté avec soin et intel-ligence. On comprend qu’une telle spécialité a dû rester dansle domaine de l’art et n’a pu former une nouvelle branche pu-rement industrielle.
Fabrication d’étoffes façonnées, sans le secours du tissage, du foulageni de l’impression.
Les Allemands sont parvenus à produire des tapis et des étoffespour ameublements, qui par leur aspect présentent quelqueanalogie avec celui des tissus en fils chinés et surtout des an-ciennes mosaïques, et qui sont exécutés d’une manière touteparticulière , qui rappelle la méthode usitée pour produire lestentures veloutées, si ce n’est que pour celles-ci, on n’exé-cute qu’une pièce, tandis que pour les tapis faits par la méthodeallemande, on peut en produire une très-grande quantité à lafois. Dans les deux cas, les effets proviennent de l’applicationde fragments de laine teinte diversement et collés sur une surface.Pour les papiers veloutés, ce sont des brins ou plutôt de la