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dans le filage du coton et en partie dans celui de la laine peignéequ’on est parvenu à obtenir ce résultat favorable. Les brochesdes métiers à filer sont garnies, comme on sait, de petits cylin-dres en carton autour desquels s’enroulent les fils sous forme depetits cônes qu’on nomme cannettes. On n’a pu atteindre jus-qu’à présent cette condition avantageuse pour les autres ma-tières , soit parce que les métiers à filer ne permettent pas d’yarriver, soit parce que la forme des navettes qui doivent recevoirles cannettes exige des dispositions particulières. Quoi qu’il ensoit, dans l’état actuel des choses, on est obligé d’avoir recoursà des machines à faire les cannettes; pour les fils de lin, delaine cardée, une partie de ceux en laine peignée et pour la soie.Celles en usage sont assez variées, pour le lin et la laine ; ellessont si simples et ont tant d’analogie avec la plupart des métiersà dévider précédemment décrits, que nous avons cru pcfuvoirnous dispenser d’en donner un dessin spécial. Pour le lin, uneseule machine dévide un certain nombre de cannettes à la fois;mais pour la laine et surtout pour les fils en laine cardée , aulieu de faire usage du dévidoir pour produire également plusieurscannettes simultanément, on les forme généralement encore l’uneaprès l’autre, absolument comme cela se pratiquait avant l’appli-cation du travail mécanique ; les raisons qu’on donne pour opé-rer ainsi ont si peu de valeur, que nous sommes convaincus devoir bientôt adopter la cannetière par l’industrie des laines car-dées. C’est pour le tissage de la soie que les machines à faire lescannelles ont été le plus perfectionnées. Dans toutes on se pro-pose d’en former dont le fil soit régulièrement disposé autourde la petite bobine, de manière à se dérouler facilement jus-qu’au bout sans se mêler. Il en existe de plusieurs sortes;comme il nous serait impossible de les reproduire toutes , nousdonnons une des plus récentes, des plus ingénieuses et desmeilleures, d’après ce que plusieurs fabricants habiles nous ontassuré. Cette machine est de l’invention de M. Tranchât.
La fig. 15, PL XX, en donne un plan; la fig. 16 une coupeverticale de la machine toute montée et fonctionnant telle qu’ellea été donnée dans la publication de M. Armengaud aîné. Elle estdisposée pour produire huit cannettes à la fois.