500
TISSAGE.
ellipses soyeuses du sillon , pliées en deux dans le sens de leurpetit diamètre.
w En tirant d’une moire à gros grains les fils qui forment l’in-térieur d’une côte, on voit l’ensemble de ces fils comprimé, pris-matique, comme tordu , et, en outre, sillonné perpendiculaire-ment à sa longueur par l’effet de la pression qu’il a reçue desanneaux qui le couvraient partiellement à l’endroit aussi bienqu’à l’envers.
» Les diverses côtes d’une étoffe non moirée étant toutes pa-rallèles entre elles et dépendantes les unes des autres, commeparties d’un même système de tissu , il y aura toujours des par-ties contiguës appartenant à des côtes différentes qui éprouverontnécessairement,d’une même action,des modifications semblableset dans un même sens; ajoutez l’effet des tractions ou tiraille-ments en des points symétriquement placés sur la longueur d’unecôte , qu’on pourra exercer perpendiculairement à l’axe de cettecôte, et vous concevrez aisément comment ces parties contiguëset dépendantes les unes des autres, éprouvant la même modifi-cation , présenteront des zones d’une certaine largeur et d’unecertaine symétrie.
» L’examen que vous ferez à la loupe, d’une étoffe moirée,placée sur une table, de manière que les côtes en soient perpen-diculaires au plan de la lumière incidente, vous convaincra de ceque je dis. Toutes les parties fortement ombrées apparaissantcomme les faces postérieures d’un certain nombre d’angles dièdresde côtes contiguës, les parties demi-ombrées se rapporteront àdes portions de faces antérieures et de faces postérieures d’anglesdièdres, devenues visibles par l’inclinaison que ces portions decôte ont reçue de la pression à laquelle elles ont été soumises;enfin, vous remarquerez que les parties les plus lumineuses ap-partiennent à des portions de côtes qui, ayant été fortementcomprimées, montrent la face horizontale ou peu inclinée d’unprisme aplati.
» En regardant une étoffe moirée à l’envers, la moire est par-faitement visible, quoiqu’il n’y ait pas, dans la saillie des diversesparties d’une même côte, la même inégalité qu’à l’endroit;■on distingue, en outre, parfaitement l’ondulation que l’axe