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MÉTIERS A BASSES LISSES. 539

et qui remplace le mécanisme que demandaient les métiers à latire.

La chaîne est partagée sur trois cylindres ensouples G’ C" G'",qui portaient, à chacune de leur extrémité, une poulie àgorge recevant les cordes au bout desquelles on suspendait lespoids pour imprimer la tension à la chaîne, qui, par son applica-tion aux deux extrémités des cylindres, devait la rendre pluségale. La distribution des fils, sur plusieurs ensouples, di-minuait d’ailleurs la variation du diamètre en rendant les irrégu-larités moins sensibles. La chaîne e était envergée comme à l’or-dinaire , puis passée dans les maillons L suivant un ordre enrapport avec le dessin du fond qu’on voulait faire. On voit les filsde la chaîne à la sortie des premiers se rendre dans les lissesL L' qui existent ou n’existent pas. Suivant que leur présencedevenait nécessaire-pour opérer le croisement du fond , cette dis-position est, dans tous les cas , indépendante du système de mé-tier. Les fils, après avoir traversé les deux systèmes de lisses,passent, comme à l’ordinaire, entre les dents du peigne T pourse rendre enfin sur l’ensouple enrouleur Q, où ils n’arriventqu’après avoir subi une tension sur les cylindres o' o" o 1 ", suffi-sants pour maintenir l’étoffe en largeur et lui permettre de s’en-rouler. Le système d’enroulement est disposé , comme on voit,de manière à ce que la tension de l’étoffe soit indépendante del’augmentation de diamètre du cylindre enrouleur. Ce moyen aégalement pour but de dispenser du temploir pour maintenir lalargeur, et d’éviter les trous des lisières et de pouvoir au besoinse passer de ces dernières. Le battant T est suspendu à son extré-mité supérieure par une vis de rappel V au moyen de laquelleon peut le régler. On fait varier son inclinaison en raccourcis-sant ou en allongeant le petit levier f , ce qui se fait en avan-çant ou en reculant d’un trou la cheville qui l’assemble à lapetite tige d’appui verticale. 11 n’offre rien autre chose departiculier; la navette présente, au contraire, une dispositionremarquable.

En avant du métier, près de l’ensouple enrouleur, ftg. 4, lebâti est élargi de chaque côté par une petite charpente E, E, des-tinée à recevoir deux chariots <, t portant des galets t' qui peu-