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TISSAGE.
vent rouler sur la pièce E. Sur chacun de ces chariots se trouveun tube creux en fer it, d'une longueur un peu plus grande quela largeur de la chaîne. Tout ce système , chariot et tube, peutprendre un mouvement de va-et-vient dans le sens de la trame.Il est imprimé au moyen des poulies p à double gorge et ducroisement de la corde o' sur des doubles poulies, et de son pas-sage sur de petits rouleaux s, s, s, s, fixés au chariot. Les pou-lies p, p, reçoivent elles-mêmes leur impulsion par les petitescames à double courbure x, x.
Ce tube w, qui peut passer dans l’angle formé par la chaîne,sans toucher les fils, est évidemment disposé pour chasser latrame sans occasionner de frottement. Mais ce ne pouvait être aumoyen d’une navette ordinaire , car il paraît trop petit pour encontenir une. Il renfermait sans doute des cannettes d’une formespéciale. Dans un de ces tubes, il y a encore un ressort à boudin ;mais nous n’avons malheureusement pas retrouvé de traces de lanavette à laquelle ce ressort était destiné à donner l’impulsion.
Toutes les parties essentielles du tissage ordinaire étant décrites,nous allons examiner le mécanisme qui devait supprimer l’opéra-tion de la tire.
Les maillons, isolément ou par séries, suivant le dessin àproduire , étaient attachés à des cordes , et passés dans autantde trous percés en quinconce dans la planche d’arcades. Lesextrémités supérieures des arcades allaient s’attacher à autantde petits crochets verticaux c, c représentés en détail, fig. 6;celles inférieures des maillons étaient maintenues verticalementpar de petits plombs n, n. Les crochets c, c passaient dans desanneaux faisant corps avec des aiguilles horizontales corres-pondantes, y, y, y. Celles-ci pouvaient, par la plus légèrepression, être repoussées parallèlement à elles-mêmes, et en-trer dans une espèce de treillage ou grillagée; elles faisaientdévier, dans ce cas, les crochets verticaux c, c de leur aplomb.Ceux-ci, suivant qu’ils restaient à leurs places respectivesou qu’ils en déviaient, étaient enlevés ou restaient en repos.Dans le premier cas, toutes les arcades et tous les maillons quiétaient suspendus aux crochets, et par suite leurs fils, se trou-vaient également enlevés et formaient avec ceux qui étaient restés