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MÉTIEES A BASSES LISSES. 549
avec les détails des métiers à tisser. La planche inclinée I repré-sente le siège du tisserand.
La fig. 3 donne les parties d’un métier dont le montage offreun peu plus de complication. Outre les maillons isolés, on voitles lisses de fond et de rabat L' L r L' attachées à de petits leviers àbascule V. Nous indiquerons plus loin les fonctions de chacuned’elles. Depuis l’emploi du métier à la Jacquart, on a tenté d’yapporter des modifications de toute espèce, mais sans pouvoirrien changer au principe fondamental. On en a étendu l’applica-tion à de nombreux articles pour lesquels on l’avait d’abord jugéinsuffisant. Pour toutes les spécialités, on est parvenu à en tirerun heureux parti. Le tissage mécanique des étoffes façonnées, desplus riches tapis basses lisses, des tulles même, a profité plus oumoins de cette magnifique invention, qui est loin encore d’avoirrendu tous les services qu’on est en droit d’en attendre.
Les améliorations qu’on a constamment tentées ont eu pourbut les moyens de manœuvrer les maillons et leurs plombs, defaire mouvoir le métier mécaniquement, d’assurer davantage lejeu parfait des aiguilles. Les ressorts ne les repoussant pas toujoursexactement quand ils sont mauvais ou usés, MM. d’Homme etRomagny ont fait dans ce sens une tentative ingénieuse qui a étédécrite , avec une clarté remarquable , par M. le baron Séguier,dans un des bulletins de la Société d’encouragement. On est ar-rivé aussi à diminuer le nombre des aiguilles nécessaires pourproduire un effet donné; mais ces derniers résultats tiennentplutôt à des combinaisons de commandes ou d’empoutages, qu’àla machine elle-même, et leur description trouvera par consé-quent sa place ailleurs. La commande du métier par un moteurquelconque se fait très-facilement et a lieu en Angleterre, maiselle ne présente réellement d’avantage que dans un petit nombrede cas. La dépense assez considérable de cartons qu’on est obligéde faire, quand on a des dessins compliqués, a fait chercher sou-vent un autre moyen. On avait proposé de le remplacer par desfeuilles de fort papier. Cette innovation, qui avait d’abord euquelques succès, a été cependant généralement abandonnée;mais de nouveaux essais se font en ce moment, qui paraissentavoir plus de chances de réussite, car on a en même temps allégé