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TISSAGE.
le poids des plombs; il faudra alors imprimer un effort moindresur les aiguilles, et celui du papier pourrait suffire. Tout le mondea pu voir également à la dernière exposition l’ingénieuse tentativede M. Pascal, qui présentait un métier à la Jacquart fonction-nant sans cartons.
Voici, en quelques mots, les principaux points sur lesquelsest basée cette invention.
Les cartons sont remplacés par une toile métallique de cinqcents duites au mètre, destinées par conséquent à remplacer 500cartons représentant une surface de 500 fois un côté du prismeou environ 40 mètres de développement. Les mailles de la toilemétallique sont remplies d’un vernis, et le tout recouvert d’unecouche de caoutchouc ; on se sert de cette surface pleine commeon le ferait du carton.
Le lisage et le piquage du dessin se font simultanément aumoyen de la machine à lire à touches. Une fois lue, la toile estposée sur un mécanisme spécial qui établit la communicationavec les aiguilles.
Il y a, certes, dans cette découverte une idée heureuse dignede succès ; nous faisons des vœux pour que le modeste auteur decette machine parvienne à la modifier de manière à la rendre ap-plicable aux tissus des comptes les plus élevés; nous lui sou-haitons aussi assez de persévérance pour qu’il puisse, unefois cet avantage obtenu, lutter contre tous les obstacles d’uneautre nature réservés immanquablement à une innovation de cegenre.
En attendant qu’on parvienne à éviter complètement les dé-penses que nécessitent les cartons et leur lisage, on cherche àles diminuer en faisant des prismes dont les trous sont rap-prochés le plus possible. Les fabricants allemands en emploientà trous très-serrés ; ils ont aussi établi des machines à la Jac-quart, avec des crochets verticaux en bois, modification quiaautant pour but d’éviter l’oxydation des aiguilles pendant le re-pos de la machine que de faire une économie dans son éta-blissement. M. Fortier, fabricant de châles, a rapporté uneJacquart ainsi disposée, lors de son voyagea l’exposition deVienne.