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MÉTIERS A BASSES LISSES.

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Ici se termine ce que nous avons cru nécessaire de dire desmétiers à tisser à basses lisses. Il n’est pas une machine de cetteespèce qu’on ne parvienne à comprendre facilement si on s’estpénétré des principes que nous venons d’exposer, et si on a biensuivi la description des mécanismes. Les métiers qui paraîtraients’éloigner le plus, au premier coup d’œil, de ceux quenousvcnonsde décrire , pourront, après un examen comparatif de quelquesinstants, leur être assimilés. Celui destiné à tisser plusieursrubans à la fois, et qu’on connaît sous le nom de métier à labarre , va nous en offrir une preuve.

A la première vue, il ne présente de ressemblance avecaucun autre ; il n’a presque pas de hauteur , sa largeur est con-sidérable, toutes ses commandes sont en dehors du bâti, aux deuxextrémités. Mais, si l’on veut faire abstraction de son ensemble,suivre avec quelque attention le travail exécuté pour un seulruban, si celui-ci est simple, son tissage ne diffère en rien decelui de la toile : s’il est façonné, les moyens sont ceux que nousavonsdécrits pour les dessins exécutés au tissage. On se convaincraenfin que la particularité apparente que présente ce métier, netient qu’à la répétition de plusieurs petites chaînes, et par con-séquent d’autant de rubans sur un même bâti. Un seul en exé-cuté souvent jusqu’à dix à la fois avec une seule transmission demouvement. M. Vayson fait en ce moment des essais pour appli-quer au tissage ordinaire le système à la barre au moyen duquelon pourrait produire des étoffes d’une très-grande largeur, avecrégularité et sans qu’il y ait besoin d’augmenter la force.

Métiers à tisser des naturels de l’île d’Oualan. Avant de quit-ter la description des métiers à basses lisses, nous allons donnercelle des métiers des naturels de l’île Oualan que nous avonsannoncés d’après l’extrait du journal des voyages de M. Paretde Blosseville, que nous devons à l’obligeance de M. le capitaineDuperrey .

« Les naturels de Oualan se servent de deux machines dis-tinctes pour faire les talo (Maro) ou ceintures : l’une assez com-pliquée et portant le nom de Paouss,fig. 49 et 50, sert à la prépa-ration de la chaîne, c’est un véritable ourdissoir; l’autre ( fig . 55),plus simple, est le métier proprement dit. Les deux pièces