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TISSAGE.

longueur du tolo ordinaire; mais on conçoit que le septièmemontant est mobile à dessein pour pouvoir augmenter ou dimi-nuer la grandeur de l’étoffe en changeant à volonté sa position.Si pour former la chaîne, on en attache un des bouts au premiermontant, et qu’on lui fasse embrasser tous les autres un nombrede fois déterminé, elle aura décrit une sorte de large spirale donttoutes les révolutions rapprochées ne conserveraient pas aisémentleur ordre, si on les enlevait sans précaution de l’ourdissoir.Pour prévenir cet inconvénient, le fil fait à chaque passage untour entier sur une baguette qui empêche la confection. On a soinégalement de séparer la chaîne en deux parties par l’isolementdes tours pairs des tours impairs au moyen d’un cordon atta-ché au second montant qui embrasse chaque tour fait par unedouble boucle (y). Le montant est ensuite remplacé par une ba-guette plus mince qui sert de lisse. La chaîne ainsi formée estcylindrique, si l’on ne veut qu’un tolo clair et commun , tel queceux qui composaient pour nous les cadeaux royaux du chef del’île. Les fils en sont peu nombreux et d’une seule couleur. Si l’ondésire, au contraire, élégance, diversité et ornement, il fautunir par des nœuds imperceptibles un grand nombre de fils auxteintes variées, et pour obtenir des figures régulières , telles quedes carrés, des losanges, on mesure les diverses longueurs dechaque partie sur les divisions égales du petit châssis qu’on re-marque sur la gauche du Paouss : cette opération minutieuses’exécute lorsque chaque fil est devant lui. Si j’ai réussi à décrire cetravail long et compliqué, qui exige autant de patience que d’a-dresse pour la confection de plusieurs milliers de nœuds, onaura une idée complète du procédé d’ourdissage.

» La chaîne ainsi composée se place sur les deux ensouples

Figure 5b.

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(fig. 55) qui sont fixées, l’une aux poteaux de la cabane, l’autre