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MONTAGE DES ÉTOFFES FAÇONNÉES.

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de Loudhiana ne sont pas grevés des taxes levées sur les autresdepuis Cachemire jusqu’au Setludje. Cette industrie demeure iciexclusivemententre les mains des Cachemiriens, qui, éloignés seu-lement de 18 jours de marche de leur pays natal, ne cessentd’en-tretenir avec lui des relations journalières. »

Le document officiel suivant donnera également quelques ren-seignements sur la fabrication des châles longs de Cachemire dans ce pays, et fera comprendre les raisons qui s’opposent à lesfabriquer sans couture.

TRADUCTION

D’un rapport des syndics-experts de la corporation des fabricantsde châles de Cachemire, adressé à Mirza-Ahad, et envoyé à Paris par M. le général Ailard , résident de France à Lahore .

« Un châle long (dou-chalé) à grandes palmes, à larges bor-dures, de première qualité, et recherché dans le commerce, peuts’établir sur le pied suivant :

» Une paire (zassdj) de châles longs, montée sur douze métiers,peut être confectionnée dans l’espace de six à sept mois. Dans lecorps d’une paire (djoura) de châles longs semblables l’un àl’autre par les dessins et les couleurs, il y a vingt coutures ourentrayures (peïswend) ; les nœuds (guusi) de rattachementpour le rentrayage des diverses pièces de rapport dont se composecette paire de châles sont alors coupés sur l’endroit et l’envers dutissu.

» Le très-noble Mirza-Ahad demande maintenant qu’on éta-blisse un châle long unique (ferdidou-châli), c’est-à-dire sanspair, et non comme ceux dont il est question dans le paragrapheci-dessus, sur un seul métier, et sans aucune rentrayure dans lecorps du châle.

» C’est pour cet objet que les syndics-experts du corps desfabricants de châles longs ont été convoqués, et, après s’être con-sultés, tout bien pesé et considéré, ils déclarent que , si l’onétablit un tel châle sur deux métiers (ou dans deux ateliers), ilfaut que la chaîne et les fils soient d’une qualité très-supérieure