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TISSAGE.

à ce qu’on emploie dans la confection des châles ordinaires (mar-chandise de bazar) (mâli Bâzâri) ; et que, dans un tel ouvrage,les dessins et le mélange des couleurs soient en tout point d’unerare perfection.

» Dans ces conditions, un châle long sans couture exigerait untravail de trois années ; mais pendant cet intervalle il y auraità craindre, pour la chaîne en laine, l’évent, l’altération des cou-leurs et la piqûre des vers, circonstances qui ne permettraientpas d’opérer le tissage.

Le prix d’un châle de qualité marchande (mâli bâzâri) fabri-qué sur douze métiers, et qui demanderait six à sept mois detravail, coûterait, selon la beauté de l’ouvrage, de 1,200 à2,000 roupies (1), monnaie courante de Cachemire (entre2,400 fr. et 4,000 fr. à peu près).

» Tels sont les renseignements que nous pouvons soumettre àS. E. (Mirza-Ahad.)

» Maintenant, d’un commun accord entre lesdits fabricants, ilest convenu que, si des ordres supérieurs sont donnés, l’établis-sement des châles longs (dou chalé) dans les meilleurs ateliers,se fera sur le pied suivant :

» UN GRAND CHALE

» A quatre grandes palmes (pellê)sur quatre métiers (tcliibas du-kan),avec la tête de la large bordure sur sixmétiers (Seri danwr ).

» Le milieu avec la large bordure(dawr), les dentelures (kenkouré),et la petite bordure extérieure (hachuéjsur deux métiers ( Doudu kan).

» En un mot, dans le milieu d’un châle unique, c’est-à-diresans pair (châli fère), il y a toujours deux coutures, et c’estl’affaire des rentrayeurs (rufoughéran), qui font ce travail d’as-semblage avec une telle perfection qu’il est impossible de s’enapercevoir.

» Dans ces conditions, un châle long exigerait un travail de(1) La roupie courante de Cachemire vaut à peu près 2 francs.