DRAl’S FEUTRES.
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port de ces deux effets opposés. On peut faire varier l’ampli-tude des oscillations du levier f par la distance de l’attachede la bielle, soit sur la poulie motrice G, soit sur le levier/’lui-même. Afin de produire un feutre aussi solide que possible danstoutes ses parties, il est nécessaire d’agir sur la matière suivantplusieurs directions. Or, la translation alternative de la machinen’effectuant le foulage que suivant la longueur, pour l’obtenirsuivant la largeur, on a besoin de soumettre le drap à l’actiond’une deuxième machine à feutrer, disposée de la même manièreque la première, mais pourvue d’autres cylindres qui travaillentpar-dessous et opèrent un frottement suivant la largeur. Ils sontplacés de telle façon qu’ils font avec la toile sans fin inférieureun angle d’environ 45°, et se meuvent avec une vitesse quatreou cinq fois plus grande que la toile sur laquelle le feutre estétendu. L’un de ces cylindres T est indiqué dans la fig. 4; cesont eux qui servent à faire rentrer sur la largeur, ou à foulerdans ce sens l’étoffe qui a été plissée à l’avance en plis assezlarges; elle se présente obliquement aux rouleaux entre lesquelson la fait passer plusieurs fois de suite jusqu’à ce que le but aitété atteint.
La fig. 6 est un appareil pneumatique que l’inventeur,M. Williams, avait proposé pour remplacer la carde et com-mencer le feutrage, surtout de matières communes. Les fila-ments à préparer sont placés sur une toile sans fin t et amenéesaux cylindres cannelés qui les livrent au loup h, armé d’un plusgrand nombre de dents qu’à l’ordinaire; il n’a pas de grille au-dessous de lui, mais une large caisse, terminée par un rebord ouarrêt p , destiné à retenir toutes les mèches qui n’ont pas été ou-vertes, ainsi que les matières étrangères qui y tombent parl’effet de la pesanteur ; v est un tambour à toile métalliquedont le mouvement de rotation occasionne un courant d'air ;par l’effet de la raréfaction intérieure, les brins de laineviennent s’appliquer contre la demi-circonférence supérieuredu tambour, qui est découverte ; la moitié inférieure est dis-posée de maniéré à pouvoir recevoir l’air extérieur à mesureque la nappe se forme autour du cylindre à toile métallique v;les petits galets cannelés n n lui enlèvent cette nappe, qui