678
APPRÊTS DES TISSUS.
en papier et les pairs en fonte. Ce dernier système sert leplus ordinairement à passer deux pièces à la fois; l’usage en estmoins répandu; on préfère, en général, employer au besoindeux calandres à trois cylindres. M. Katle-Dolfus a apporté quel-ques modifications de détail à cette machine, et y a ajouté unplieur mécanique. Elle a été décrite dans le n° 18 du Bulletin dela Société industrielle de Mulhouse.
Au lieu de commander chaque cylindre par une roue, onn’imprime souvent l’impulsion qu’à l’un d’eux, qui fait alorstourner les autres par l’effet du contact. La vitesse de tousreste donc la même, et on n’obtient le lustrage que par lacompression seulement. On procède ainsi, surtout lorsqu’onne se propose que de produire un apprêt mat; mais lorsque, aucontraire, chaque cylindre reçoit son mouvement propre et dif-férent de celui avec lequel il est en contact, par des roues, commecelles que nous avons indiquées dans les fig. 7 et 8, il résulterade la différence des vitesses entre eux un glissement de l’étoffequi rendra l’effet bien plus sensible, et le satinage sera beau-coup plus brillant.
Moirage des cotonnades. On moire depuis quelque temps lesétoffes de coton, en les aspergeant d’eau pendant le calandrage.La pression qui agit sur une surface irrégulièrement mouillée,disposée par conséquent à recevoir plus ou moins bien l’effet descylindres, donne au coton l’aspect des tissus de soie moirés. Onpeut augmenter l’action et diversifier les ondulations, en com-binant à la rotation une translation de va-et-vient des cy-lindres dans le sens de leurs axes. Pour les étoffes de coton,même les plus communes, on ne se contente plus d’exécuter lemoiré par ce moyen ; on le produit par l’impression de rouleauxgravés. Cet apprêt des cotonnades est surtout appliqué aux ar-ticles pour doublures , et à la plupart de ceux pour exportation.Il est évident qu’ils ne servent qu’à donner un aspect plus favo-rable à la marchandise pour la vente ; car, après quelques lavages,les effets de l’impression à sec et du moirage disparaissent im-manquablement.
En voyant travailler les calandres, on se figurerait difficilementque certains de ces cylindres si noirs, si luisants et si durs, sont