APPRÊTS DES TISSUS.
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en papier et ont seulement leur axe en fer. Pour leur donnercette consistance, on les construit de la manière suivante : l’arbreest une forte barre de fer carrée 5 à peu de distance de l'une deses extrémités on fixe un disque en fonte d'un diamètre un peumoindre que celui que l’on doit donner au cylindre en carton.Ce disque est percé de 4 à 6 trous, également distancés , pourrecevoir autant de boulons disposés parallèlement à l’axe, etayant une tête à un de leurs bouts et un écrou à l’autre. Ungrand nombre de feuilles de papier, d’un diamètre de 4 à S cen-timètres plus grand que celui à obtenir, sont enfilées dansl’axe et les boulons. Lorsqu’on a formé la longueur voulue,on passe un second disque en fonte comme le premier, on serrece dernier, et par conséquent les feuilles, au moyen des écrous ; lecylindre ainsi formé est porté dans une étuve pour sécher à uneforte chaleur qui, en faisant contracter le papier, permet de res-serrer les boulons et les rondelles métalliques. La compressiona généralement lieu à la presse hydraulique, toutes les fois qu’onen a une à sa disposition. L’effet extraordinaire qu’on peut pro-duire alors transforme la matière en un corps d’une dureté à peineattaquable par le burin, quand on le porte sur le tour, pour le ré-duire au diamètre voulu, ce qui doit être fait avec le plus grandsoin, et en ne procédant que graduellement par petites couches.
11 paraîtrait qu’on tente en Angleterre de remplacer le papierpar de la planure de bois de sapin, qu’on sécherait et comprime-rait ensuite avec une forte presse hydraulique, et sur laquelleon opérerait, en un mot, d’une manière analogue à celle em-ployée pour les cylindres en papier dont nous venons de parler.
Apprêts liquides. Lorsqu’on a besoin de conserver toute lasouplesse aux étoffes , comme cela est nécessaire pour la plupartdes tissus légers, tels que les calicots, les mousselines, les or-gandis , les batistes, etc., et de leur donner en même temps ducorps, il ne suffit plus de les presser à chaud, cette opérationdurcirait la matière et ne produirait nullement l’effet désiré quine s’obtient que par l’intervention d’un corps liquide, collantet souple , susceptible d’imprégner tous les fils et de leur donnerde l’éclat sans les roidir. Ce corps doit être à bas prix et d’unemploi facile. La fécule, l’amidon et la colle animale présentent