APPRÊTS DES TISSUS.
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Apprêts des velours de coton et des fulaines en général. Undes tissus les plus répandus et des mieux fabriqués en Angleterreest sans contredit le velours de coton, dans lequel on distingueplusieurs variétés telles que les velours unis, coupés, cannelés,à côtes, etc., et qui sont généralement désignés sous le nom develveteen. On nomme velvet ceux dont la trame seulement est encoton et dont la chaîne est en soie , en fantaisie, en lin, ou enlaine. On confond assez généralement les velveteen et les velvetsous le nom de futaine. Les espèces des futaines sont très-nom-breuses, leurs noms changent avec les qualités des matièresemployées, suivant qu’elles ont été teintes avant ou après le tis-sage , que les dimensions des pièces sont modifiées, que l’aspectdes croisements des fils est différent, et même souvent suivantles lieux de production ; mais la manière de les apprêter restetoujours la même.
Tandis que cette industrie prend chaque jour plus de dévelop-pement en Angleterre, elle va constamment en diminuant cheznous. Comme nous avons pensé que cette différence, si fâcheusepour nous, pouvait tenir aux améliorations importantes que nosvoisins ont su apporter dans les apprêts de cette spécialité, nousavons fait tous nos efforts pour décrire leurs procédés.
Le velours de coton est produit, comme on sait, tantôt aumoyen d’une chaîne, tantôt à l’aide de deux, suivant la qualitéqu’on désire lui donner; mais les longueurs des chaînes, quandil y en a deux, sont toujours égales. Le duvet est formé par lecoupage des fils qui a lieu par une lame agissant dans leur di-rection longitudinale, et tranche par conséquent ceux de latrame perpendiculairement à leurs axes. Ces sections ont lieu surtoute la surface , avec un petit couteau que la fig. 8J montre deprofil, a est une lame triangulaire, et b le manche. L’étoffe
Figure 81
Ç
étant tendue sur deux cylindres, l’ouvrier trace avec le cou-