i4 Lettres
quille pour aller chercher laborieusement la
sagesse.
Nous sommes nés dans un royaume flo-rissant ; mais nous n’avons pas cru que sesbornes fussent celles de nos connoissances,et que la lumière orientale dût seule nouséclairer.
Mande - moi ce que l’on dit de notrevoyage ; ne me flatte point : je ne comptepas sur un grand nombre d’approbateurs.Adresse ta lettre à Erzeron où je séjourneraiquelque temps. Adieu, mon cher Rustan.Sois assuré qu’en quelque lieu du monde oùje sois, tu as un ami fidelle.
LETTRE IL
ÜSBEK AU PREMIER EUNUQUE NOIR ,
T*u es le gardien fidelle des plus bellesfemmes de Perse : je t’ai confié ce quej’avois dans le monde de plus cher : tutiens entre tes mains les clefs de ces portesfatales , qui ne s’ouvrent que pour moi.Tandis que tu veilles sur ce dépôt précieux