Persanes. ig
insensibilité t’en éloigne sans cesse I Ah 1mon cher Usbek , si tu savois être heu-reux !
Du Sérail de Fatmé, le ai dela lune de Maharram 9 1711 .
LETTRE IV.
Zéphis a Usbek,
A Erzeron.
N F1 n ce monstre noir a résolu de medésespérer. Il veut, à toute force, m’ôtermon esclave Zélide ; Zélide qui me sertavec tant d’affection, et dont les adroitesmains portent par - tout les ornemens etles grâces. Il ne lui suffit pas que cette sé-paration soit douloureuse , il veut encorequ’elle soit déshonorante. Le traître veutregarder comme criminels les motifs dema confiance : et parce qu’il s’ennuie der-rière la porte, où je le renvoie toujours,il ose supposer qu’il a entendu ou vu deschoses que je ne sais pas même imaginer.Je suis bien malheureuse ! Ma retraite nima vertu ne sauroient me mettre à l’abride ses soupçons extravagans: un vil esclavevient m’attaquer jusques dans ton cœur ,et il faut que je m’y défende. Non , j’ai