Persanes. 21
Ae les goûtera jamais, Adieu. Aime-moi.toujours.
LETTRE VI.
ÜSBEK A SOS AU NesSTR ;
A une journée d’Erivan , nous quittâmesla Perse , pour entrer dans les terres del’obéissance des Turcs. Douze jours après,nous arrivâmes à Erzeron, où nous séjour-nerons trois ou quatre mois.
Il faut que je te l’avoue , Nessir : j’aisenti une douleur secrète quand j’ai perdula Perse de vue , et que je me suis trouvéau milieu des perfides Osmanlins. A mesureque j’entrois dans les pays de ces profanes ,il me sembloit que je devenois profane moi-même.
Ma patrie , ma famille, mes amis , sesont présentés à mon esprit : ma tendresses’est réveillée : une certaine inquiétude aachevé de me troubler , et m’a fait con-noître que, pour mon repos, j’avois tropentrepris.
Mais ce qui afflige le plus mon cœur, ce