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5 (1805) Lettres Persannes
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2 6 Lettres

que je ne vis que pour tadorer : mon ameest toute pleine de toi ; et ton absence, bienloin de te faire oublier, animeroit mon amour,sil ponvoit devenir plus violent.

Du sérail d'Ispahan y le 12 dela lune de Rebiab, 1, 1711.

LETTRE VIII.

USBEK A SON AMI R U S T A N ,A Ispahan .

T*A lettre ma été rendue à Erzeron jesuis. Je métois bien douté que mon départferoit du bmit ; je ne men suis point mis enpeine. Que veux-tu que je suive? la prudencede mes ennemis ou la mienne?

Je parus à la cour dès ma plus tendrejeunesse. Je le puis dire, mon cœur ne sycorrompit point : je formai même un grand.dessein ; josai y être vertueux. Dès que jeconnus le vice , je men éloignai ; mais jemen approchai ensuite pour le démasquer.Je portai la vérité jusquau pied du trône ;jy parlai un langage jusqualors inconnu :je déconcertai la flatterie, et jétonnai enmême temps les adorateurs et lidole.

Mais , quand je vis que ma sincérité