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enfans au milieu d’eux. Ils furent étonnés del’injustice de leurs ennemis, et non pas deleur nombre. Une ardeur nouvelle s’étoitemparée de leur cœur : l’un vouloit mourirpour son père , un autre pour sa femme etses enfans, celui-ci pour ses frères, celui-làpour ses amis, tous pour le peuple Troglo-dite ; la place de celui qui expiroit, étoitd’abord prise par un autre, qui, outre lacause commune, avoit encore une mort par-ticulière à venger.
Tel fut le combat de l’injustice et de lavertu. Ces peuples lâches, qui ne cherchoientque le butin, n’eurent pas honte de fuir-, etils cédèrent à la vertu des Troglodites, mêmesans en être touchés.
D’Erzeron y le g de la lune doGemmadi, 2 , 1 71 ï .
LETTRE XIV.
USBEK AtJ MÊME.
C^omme le peuple grossissoittous les jours ,les Troglodites crurent qu’il étoit à proposde se choisir un roi : ils convinrent qu’ilfalloit déférer la couronne à celui qui étoitle plus juste ; et ils jetèrent tous les yeuxsur un vieillard vénérable par son âge et parune longue vertu. Il n’avoit pas voulu se