LETTRE X L V I I.
U 5 B E K A RSEDI,
C eux qui aiment à s’instruire, ne sontjamais oisifs. Quoique je ne sois chargéd’aucune affaire importante , je suis cepen-dant dans une occupation continuelle. Jepasse ma vie à examiner : j’écris, le soir,ce que j’ai remarqué, ce que j’ai vu, ceque j’ai entendu dans la journée : toutm’intéresse, tout m’étonne : je suis commeun enfant, dont les organes encore tendressont vivement frappés par les moindresobjets.
Tu ne le croirois pas peut-être? noussommes reçus agréablement dans toutes lescompagnies et dans toutes les sociétés. Jecrois devoir beaucoup à l’esprit vif et àla gaieté naturelle de Rica, qui fait qu’ilrecherche tout le monde et qu’il en estégalement recherché. Notre air étrangern’ofiense plus personne ; nous jouissonsmême de la surprise où l’on est de noustrouver quelque politesse -, car les Françoisn’imaginent pas que notre climat produise
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