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5 (1805) Lettres Persannes
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Persanes. i3t

fermé. Et pourquoi, lui dis-je ? Nous avonsune maxime eu France , me répondit-il ,cest de nélever jamais les officiers dontla patience a langui dans les emplois su-balternes : nous , les regardons comme desgens dont lesprit sest rétréci dans les dé-tails , et qui par lhabitude des petiteschoses , sont devenus incapables des plusgrandes. Nous croyons quun homme quina pas les qualités dun général à trenteans , ne les aura jamais : que celui quina pas ce coup dœil qui montre toutdun coup .un terrein de plusieurs lieuesdans toutes ses situations'différentes, cetteprésence desprit qui fait que dans unevictoire lon se sert de tous ses avantages ,et. dans un échec de toutes ses ressources ,nacquerra jamais ces talens. Cest pourcela , que nous avons, des emplois brillanspour ces hommes grands et sublimes , quele ciel a partagés non-seulement duncœur , mais aussi dun génie héroïque ; etdes emplois subalternes pour ceux dontles talens le sont aussi. De ce nombre sontces gens qui ont vieilli dans une guerreobscure : ils ne réussissent tout au plusquà faire ce quils ont fait toute leur vie ;et il ne faut point commencer à les chan-ger dans le temps quils saffoiblissent.

Un moment après , la curiosité me re-prit , et je lui dis : Je mengage à ne vousplus faire de questions si vous voulez en-

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