DE L’iiNDUSTRIE BELGE.
O
dent portent un uniforme imité de celui de nos ré-giments. On croirait des troupes françaises . Que dis-je? les officiers les plus distingués de l’armée belge sont français ; le ministre de la guerre de la Belgique est un général français , le général Evain ( 1 ), vieilliau service de sa patrie. Cette belle ville de Bruxelles ,elle a été sauvée de l’invasion par nos jeunes soldats,dont la prompte arrivée a suffi pour faire reculer lesbataillons hollandais. Cette citadelle d’Anvers , elle aété forcée par nos savants ingénieurs et par le tirmathématique de nos canonniers. Voilà l’un des fruitsde la révolution de Juillet. Au reste, jamais revire-ment ne fut plus naturel, car Mons est quatre foisplus près de Paris que Marseille . La Belgique est lasœur de la France par la religion et par les mœurs;son territoire est le prolongement du nôtre, sansqu’aucun ruisseau, aucun monticule, s’interposententre eux deux; et la liberté belge est fille de laliberté française. Jamais réparation ne fut plus légi-time; car ces forteresses, qu’une prudence haineusemultiplia à nos portes comme autant de têtes de pontsur Paris à la disposition de la défunte Sainte-Al-liance, ont été construites avec notre argent.
La superficie de la Belgique n’est que de 3 mil-lions i5o,ooo hectares, c’est-à-dire du dix-septièmede celle de la France ; sa population est d’un peuplus de 4 millions, c’est-à-dire du huitième de la
(1) Voir la note i à la tin du volume.