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DE L’INDUSTRIE BELGE,cent dix à cent vingt couches de charbon régulière-ment disposées les unes au-dessus des autres, toutesexploitables, toutes exploitées. Les quatre centrescharbonniers de Mons , de Marimont, de Liège etde Charleroi fournissent annuellement 3 millions200,000 tonnes (de 1,000 kilog.). L’extraction totaledes mines de France en i 834 n’était que de 2 mil-lions 5 oo,ooo tonnes (i). L’industrie des fers en Bel gique est plus étonnante encore que celle des houil-les. Je ne sais comment il se fait que jusqu’à ce jouraucun établissement créé pour fabriquer du fer àl’anglaise, c’est-à-dire par l’emploi exclusif du com-bustible minéral, n’ait pu prospérer en France , endes localités à qui la nature n’a rien refusé (2). Iciau contraire on a réussi du premier coup. Il y a septans, quelques capitalistes construisirent à Charleroi un haut-fourneau où ils traitèrent le minerai du paysavec la houille qui y abonde. Dès la première cam-pagne ils obtinrent une fonte excellente que nos fon-deurs de Paris se disputèrent bientôt. Aujourd’huiles usines ont succédé aux usines; il y aura en feu in-cessamment, dans le seul district de Charleroi , vingt-cinq hauts-fourneaux au coke (houille carbonisée),sans compter les fourneaux au bois, tous de grandedimension ( 3 ). Ainsi, riche en fer et en charbon, laBelgique ne pouvait manquer d’avoir des manufac-
( 1 ) Voir la note 2 à la fin du volume.
( 2 ) Voir la note 3 à la fin du volume.
(3) Voir la note 4 à la fin du volume.