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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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DE LiMDUSTHIE BELGE.

fonte est préparée pour l'affinage ; puis les forgesun régiment de eyelopes, les bras nus, aidés de troismachines à vapeur dont les cylindres ressemblent àdes tourelles, pétrissent le fer dans des fours, le bat-tent sous leur effroyable marteau anglais , le fontpasser comme une cire molle à travers les canne-lures des laminoirs, et le convertissent, dans un clindœil, en larges plaques de tôle ou en longues barresquils manient toutes rouges comme de légers ro-seaux. Après les forges, les ateliers de machinesle fer, sortant des cannelures des cylindres? est livrétout chaud encore à dhabiles ouvriers munis din-struments de précision, de lexécution la plus par-faite, qui en font toutes les mécaniques imaginables,depuis la locomotive de chemin de fer, sorte decheval à vapeur qui surpasse toutes les prouesses deschevaux arabes, jusquaux appareils les plus mo-destes. Enfin, létablissement se termine sur la Meusepar les bâtiments de ladministration. Ils formaientjadis le palais du prince-évêque de Liège ; moyen-nant quelques additions, M. Cockerill les a jugés di-gnes de recevoir ses bureaux. Tout cela est bordé decanaux, et traversé de petits chemins de fer. Oncompte à Seraing 3,ooo ouvriers, cest-à-dire toutautant dhommes quil en faut pour composer unebrigade dinfanterie.

La hardiesse des travaux de lindustrie moderneet léchelle colossale de ses opérations exigent de lapart des hommes qui les dirigent une étendue de