tonnes de fonte par jour, c’est-à-dire cinq fois autantqu’un de nos fourneaux ordinaires au charbon debois.Les chroniques espagnoles ont perpétué le sou-venir du valeureux compagnon de Cortès, don Diego Ordaz,qui , dit-on, s’aventura à aller chercher dusoufre dans une des crevasses du Popocatepetl ; nullemention n’a été faite du glorieux fait d’armes de cemodeste directeur et de ses intrépides ouvriers.
L’une des fabrications de la Belgique dont onparle le plus, consiste dans la reproduction des li-vres français . C’est même la principale industrie deBruxelles . La capitale de la Belgique est donc, commecelle de la France , une ville littéraire ; mais elle n’in-vente pas, elle copie. Si cette industrie porte atteinteà la bourse de nos hommes de lettres, elle leur as-sure une abondante moisson de gloire. Le bon mar-ché des contrefaçons belges multiplie à l'infini leslecteurs des écrivains français . Il y a tel recueil pa-risien qui compte i,5oo abonnés tout au plus, etdont la réimpression belge en a cinq à six fois da-vantage. C’est d’ailleurs la seule littérature qu’il y aiten Belgique . Les Belges modernes nous laissent leculte de la poésie, des lettres et des sciences, sauf às’emparer de nos vaudevilles, de nos romans, de nostraités scientifiques, et de les savourer tout commenous, sans que malheureusement nous ayons aucunmoyen de revendiquer en retour notre part des tré-sors qu’ils entassent par leur travail matériel. Toutesles nations au midi et au nord, à l’est et à l’ouest, agis-