CHEMINS DE FER BELGES.
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— diligences, de .... 7
— chars-à-bancs, de. . . 4
— ■wagons, de .... 2 7/io
On sait que dans nos diligences ordinaires les prix desl’intérieur et du coupé varient de 10 à i 5 centimes.
Les wagons transportaient alors trois lois autant depersonnes que les trois autres classes de voitures réu-nies , et produisaient les deux tiers de la recette totale.En 1839, dans la crainte que les recettes 11e balançassentpas les dépenses , les prix des places furent augmentés,surtout ceux des wagons, ces prix furent, par kilo-mètre :
Chars-à-bancs. 5
Wagons. 4
Les effets de cette augmentation furent immédiats :les habitants des campagnes et la classe ouvrière déser-tèrent les chemins de fer, et le revenu diminua visible-ment. Après un délai de quatre mois , pour ramener lepublic peu aisé, on créa des convois de seconde classe ,s’arrêtant plus souvent, allant ainsi à moindre vitesse ,et offrant un tarif plus réduit. Cette combinaison eutd’heureux résultats. Elle ne combla pourtant pas le vide-M. Rogier, dans son rapport sur l’exercice 1840, aévalué la perte sèche qui a été la conséquence de lahausse du prix des places, à 157,525 fr.pour 1 83 g, età6 i8,2o 5 fr. pour 1840. Et se fondant sur ce que, d’a-près les données statistiques de l’exploitation en 1840,le nombre des voitures par convoi et celui des voyageurspar voiture n’étaient pas assez considérables pour utili-ser toute la force motrice des locomotives, il était d avisque le retour plus ou moins absolu au tarif primitifdonnerait une augmentation notable de recette sansaccroissement de frais. En conséquence, le tarif du