redouter. — Beaux travaux métallurgiques de M. l'ingénieurFrançois, — Établissement de Saint-Antoine.
Jusqu’au moyen-âge, le fer était fabriqué, en touspays, par petites quantités, dans de petits foyers , et enune seule opération. Depuis six à huit, siècles , ce pro-cédé a fait place à un autre qui consiste à employer degrands appareils appelés hauts-fourneaux, au moyendesquels on crée, par grandes masses, un produit in-termédiaire appelé fer fondu ou fonte, que l’on convertitensuite en fer forgé par une seconde opération nom-mée affinage. La méthode antique, quoique directe, apartout été effacée par la méthode nouvelle, quoiquecelle-ci soit plus compliquée; car les métallurgistes ontreconnu ce qui était déjà admis par les hommes d’Ëtat ,que la ligne droite n’était pas toujours le plus courtchemin d’un point à un autre. Dans les forges catalanes,c’est encore la méthode des anciens que l’on suit; maiselle y a été graduellement améliorée, et, à cause de cesperfectionnements et de ceux plus considérables quisemblent assurés pour une époque prochaine, elle con-tinuera à prévaloir dans des localités telles que les Pv-rénées, où il existe des minerais d’une richesse excep-tionnelle. Le nombre des forges catalanes est, en France ,de 102 , dont 5o dans le seul département de l’Ariége,et 17 dans le département contigu de l’Aude . Toutesles forges de l’Ariége réunies donnent annuellement55,ooo quintaux métriques de fer. Une seule usine àla moderne, comme celle de Decazevi!le (Aveyron ),peut produire 100,000 quintaux métriques.
L’un des avantages de la méthode catalane consisteen ce qu’elle n’exige qu’une faible mise de fonds. C’estenviron 25,000 francs pour une forge à un feu. Elle sedistingue aussi, en France , par une singularité poli-