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tique et sociale, dont aucune autre industrie n’offre unexemple aussi caractérisé. Les ouvriers dirigent la forgeà peu près à leur gré ; ils font, même en matière de sa-laire, la loi à leur maître, d’après des tarifs ancienne-ment convenus. Les maîtres semblent s’être complè-tement résignés à ce rôle subalterne. Autrefois , ilsavaient, en compensation, des bénéfices considérables;aujourd’hui, le maître de forge n’a guère plus de profitsque deux ensemble de ses quatre principaux ouvriers.Le nombre des ouvriers attachés à une forge est dehuit.
La concurrence des grandes forges à l’anglaise déjàétablies dans quelques départements du Midi ne paraîtpoint devoir renverser les forges catalanes. Celles-cidonnent des fers de qualité supérieure ; d’ailleurs, elless ont aujourd’hui en voie de s’améliorer sous le rapportéconomique et sous celui de la fabrication en elle-même. Un couloir et une route que le département sepropose de construire près de la mine de Rancié,abaisseront le prix du minerai. Une autre route quele gouvernement a résolue, et qui n’attend plus quela sanction de la commission mixte des travaux pu-blics, dont, il est vrai, la précipitation est le moin-dre défaut, amènera aux forges, à bon compte, unautre minerai, celui de Puymorens, qu’il serait avan-tageux de mêler à celui de Rancié. Les beaux travauxmétallurgiques de M. l’ingénieur François permettent,dès à présent, 1“ de diminuer la consommation du com-bustible , qui est la plus grosse dépense de ces forges;2° de retirer d’une même quantité de minerai une plusforte proportion de fer, et d’un fer meilleur; 3 ° de don-ner au fer, par quelques modifications dans le matériel,et par l’application bien entendue de quelques uns desmécanismes anglais , une meilleure façon qui en aug-