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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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NOTES,

Le Conseil général de lagriculture retentissait na-guère dobservations fort judicieuses sur ce sujet. Laconférence agricole de la Chambre des Députés a ap-puyé ces réclamations. Cette conférence vient de faireimprimer un mémoire présenté au Conseil général delagriculture par lun de ses membres, M. dEsterno,la question des bestiaux est traitée dans ses rapportsavec lirrigation , et, à la suite dune discussion re-marquable, sont indiquées des conclusions pratiquesquil est impossible de ne pas approuver.

Après avoir posé les termes dune comparaison pleinedintérêt entre les prairies naturelles et les prairies ar-tificielles , M. dEsterno trace le tableau des entravesapportées par nos usages et par notre législation à lacréation des prés irrigués. Il montre que, dans létatactuel des choses, la loi, ou plutôt le sens quon loi adonné , refuse au cultivateur qui veut arroser seschamps, la protection quelle accorde à des arts bienmoins utiles, et il prouve quen réalité, pour le proprié-taire (jui a besoin darroser sa propriété et auquel la na-ture en fournit les moyens, la liberté dindustrie nexistepas. Lirrigation ne peut donner des résultats avanta-geux, soit pour lÉtat, soit pour les particuliers, quesi elle est pratiquée en grand. Elle nest possible quàcette condition. Mais une seule entrave, quelque minimequon la suppose, peut suffire pour rendre imprati-cable une irrigation qui féconderait une immense éten-due. Pour lirrigation, lon na pas la ressource declore lenclave dun fossé et de la tourner; il faut inflexi-blement suivre le niveau de leau partout passe laligne mathématique horizontale. Mais si un petit en-clos enclavé au milieu dune vaste superficie suffit àanéantir un pian darrosement, que sera-ce laterre est morcelée à linfini? encore le morcellement