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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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CHEMIN DE FER DU CENTRE. 3$fi

arête de soulèvement dun difficile abord, quil faut oucouper, ou percer, ou tourner en même temps que lacrête. Les ingénieurs qui autrefois tracèrent les routesde cette contrée, cédant à un amour malavisé pourla ligne droite, ont surmonté cette crête sans sinquié-ter de la rapidité des rampes, et sans examiner si,moyennant un détour, ils ne parviendraient pas à di-minuer la roideur des pentes : de des chemins mon-tueux et malaisés. Tous les voyageurs qui ont suivi laroute de poste de Paris à Toulouse , rapportent du dé-partement duLot lopinion que cest une contrée inacces-sible. Et cest sans doute pour avoir couru la poste surcette route désespérante, quà la session dernière(1841-42) les membres de la commission des cheminsde fer delà Chambre des députés se sont crus en droitde dire , daprès leur expérience personnelle , quil ne fal-lait pas songer à conduire par un chemin de fer.

De la rapidité des rampes de la route royale entreSouillac et Cahors,ilne résulte pourtant rien, si cenest que cette route fut jadis louvrage dingénieursinexperts. Daprès les renseignements nouveaux, four-nis par les dernières études, en se résignant à un al-longement de tracé qui serait insignifiant eu égard àla longueur totale du trajet de Paris à Toulouse , onrentre à peu de chose près, entre la Dordogne etCahors , dans les conditions des tracés ordinaires.

Ainsi dirigé, le chemin de fer de Paris à Toulouse ,sous le rapport des pentes et courbes, resterait dans leslimites regardées comme les plus rassurantes ; le maxi-mum des pentes serait de cinq millimètres ; cest lapente du chemin de Versailles (rive droite). Une oudeux fois par exception il faudrait peut-être se résignerà une pente de six ; mais le chemin dOrléans , ligne-mère , tige importante, offre à Etampes une rampe de